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Une semaine tokyoïte

  • Photo du rédacteur: Lucie Carignan
    Lucie Carignan
  • 25 nov. 2025
  • 9 min de lecture

La première chose qu’il fallait se demander cette semaine, c’est si on allait prendre ça relax, ou, au contraire, courir partout.  Car la merveilleuse Tokyo, je crois que tu peux y vivre et toujours apprendre à la connaître et à la découvrir.  Comme une femme…. Je vous raconte, des hauteurs, en vol au-dessus de la Chine, en chemin vers Hanoï au Vietnam.


 

Autres éléments sur le blogue concernant Tokyo:

Mathieu a aussi écrit un article sur Tokyo (Tokyo en rafale), beaucoup plus précis dans les faits-lieux-dates. Delphine vous a préparé un article sur son expérience du judo, notamment à Tokyo (Judo à Ito et à Tokyo). Et, finalement, une galerie-photos s'intitulant Tokyo 2eme partie agrémente le tout, pour vos yeux.


Entre le judo, l'aïkido, le lavage avec des vêtements qui ne sèchent pas et qui prennent l’odeur du resto adjacent qui pousse son air poisso-huileux sur nos vêtements, entre la préparation d’un ‘’direct’’ avec la classe de Delphine où elle a fait un super exposé sur le Japon, les épiceries et les ventres vides d’une pré-ado après avoir marché beaucoup trop, on a eu beaucoup de plaisir à faire nos touristes.

 

Parlant de marcher….. Je suis vraiment surprise qu’on supporte autant de pas par jour, tous les trois.  À Tokyo, on a fait depuis le 13 novembre, 165 000 pas dans la capitale.  Et, surprenamment, on trouve qu’on a pris ça ‘’tranquille’’ à Tokyo.

 

Je crois vous avoir déjà parlé du silence dans le métro, mais pas des airs musicaux qui font office d’alarme de fermeture des portes de train/métro au Japon. C’est un compositeur, Tetsudou Shouka,

 

qui dédie sa carrière à la création de ces airs.  Il y a aussi le son d’oiseaux (pit pit pit) plutôt que des sons d'alarme.  Je trouve ça magique. Vous pouvez lire sur le phénomène et le compositeur des airs:










Tetsudou Shouka


Le gluten et Nippon

Ouais… pas simple. Une image vaut mile mots.  Je demande si ma soupe ramen (qui était succulente) peut être servie sans les nouilles.  Pour ceux qui ne savent pas, je ne mange presque plus de gluten.  Mon corps ressent tellement de bienfaits que j’ai rapidement fait mon deuil du gluten il y a bientôt 3 ans.  Mais, la chance que j’ai, c’est que si j’en mange, ce n'est pas grave.  Donc, au Japon, j’en ai mangé…. Le miso, la sauce soya, les nouilles, les bouillons succulents….. j’ai trouvé ça difficile de devoir choisir le riz blanc orné d'un peu de viande et regarder Mathieu et Delphine manger des ramens aux arômes enivrantes… Donc, à certains endroits, j’essayais de voir si c’était possible d’organiser une soupe avec moins de gluten… La réponse, OUF.  Jamais possible.  Juste enlever les nouilles d’une soupe, ‘’sorry it’s not possible’’. Mais pourquoi au juste, ‘’just remove de f…. noodles please!!!’’.  J’ai gardé mon calme, mais je n’ai pas trouvé la rigidité et le protocole facile au Japon.  Elle était bonne en TA cette ramen pleine de nouilles.

 

Mathieu vous a fait un peu le détail de notre parcours à Tokyo, je me permets d’en rappeler quelques-uns ici, notamment partager un peu de photos.  La beauté d’automne du parc Goyen, avec ses gens installés un peu partout, sur une pelouse plus que parfaite, m’a vraiment envoutée. Cela m’a ramenée à plusieurs millièmes de kilomètres dans un souvenir à San Francisco, au Golden Gate Park. Juste plus Japon, c’est-à-dire plus soigné.




 

Les arcades….. mon Dieu, les arcades…. Une fourmilière de craqués du jeu, sur plusieurs étages, ici je me sentais vraiment sur une autre planète.  Delphine a adoré s’y promener et jouer bien sûr.



La rencontre de Gozilla, toute la frénésie électro-lumineuse de Shinjuku et Shibuya, la surprise de retontir à la mairie de Tokyo et y voir, couchés au sol douillet, une projection (6 spectacles différents) assez impressionnante. Je ne sais pas combien de fois, depuis 7 semaines, qu’on s’est dit ‘’ils l’ont tellement les Japonais’’.





Trouver le rythme alors que les journées se suivent et ne se ressemblent pas, tout un défi.  Mais on le savait.  Delphine s’endort tellement tard le soir, on a vraiment hâte qu’elle ait une chambre à elle toute seule.  Étant un oiseau de nuit, j’aimerais travailler sur le blogue, avancer mes trucs, le soir…. Mais tant que je ne suis pas couchée sans mot ni geste, Delphine ne dort pas.  Vivre dans une chambre de 7 X 10 pour 11 jours, à trois, un autre défi.  On tente tant bien que mal de prioriser les besoins de Delphine, mais ça a ses limites.

 

Le train sur un rail, le Yurikamome, nous a beaucoup diverti.  Il nous a permis de nous déplacer vers Odaiba, le quartier en bord d’eau, où nous avons pu notamment vivre l’expérience du TeamLab Plants.  À faire absolument si vous venez à Tokyo.  Cet endroit offre une suite d’expérience sensorielle et motrice, sur le thème d’éléments de la planète (eau, forêt, jardins). 


Harajuku, le quartier des kawaii.  Ouf.  Moi, j'ai trouvé ça super kétaine et déconnecté de la réalité humaine.  J’aime pas ce monde.  Mais, wow, quel potentiel créatif!!  Sinon on a visité un café de chats, beaucoup trop dispendieux pour passer 30 minutes là à regarder des chats, haha.  Mais bon, fallait en faire un, fous des chats comme on est.


Le judo, ce grand moment où Delphine a fait le plus intense entraînement de sa vie.  Tant de fébrilité dans mon cœur de maman à la voir trouver ça si dur, avoir mal, et aussi, gérer un entraînement 100% en japonais, avec un sensei pas souriant du tout.  Ouf. Chaque minute était un supplice pour moi, je m’en confesse. Et quelle fierté pour elle d’avoir relevé ce défi, après avoir eu le goût de brailler sa vie tellement elle a trouvé cela difficile.  Pour son égo aussi, un bel apprentissage.  Je la trouve si merveilleuse Delphine, elle se lance, entre en relation avec les gens, elle est tellement volontaire.  Et elle a officiellement la talent de papa pour les langues, ce qu’elle dit en japonais, c’est sans accent. 



Parlant de ses talents, dans les rues, on s’est amusées à nommer les intervalles musicaux de ce qu’on entendait, nommer aussi les tonalités.  L’école de la rue, musicale!


Papa et Delphine se sont tapé, encore, une journée thématique Harry Potter, Mathieu vous a raconté ça.  Le budget oblige que certaines activités soient faites par un seul adulte, j’en ai profité pour aller faire un cours de yoga.  Ce qui m’amène à parler du Protocole avec une lettre majuscule, au Japon.  Wow.  Batinsse.  Depuis des semaines, je suis impressionnée par le niveau d’organisation à tous les niveaux et paliers de vie au Japon.  C’est ce qui fait que le pays est propre, que le soin des choses est à l’honneur, que la capacité au silence est un acquis obligatoire…. C’est fantastique.  Et, cela vient avec, j’ai le goût de nommer, comme je disais plus tôt, une forme de rigidité.  La rigidité du protocole, du ‘’ce qui est prévu’’.  L’impossibilité (ou la non-volonté, pas clair) de ne pas adapter le fameux programme aux situations, aux événements, à ce qui peut être différent (et qui ne changera pas la qualité de ce qui est fait).  Je vous raconte.  Dans beaucoup de centre de services/activités/sports, les Japonais offrent la première expérience gratuitement.  Si tu veux retourner une 2e fois par contre, tu oublies le projet.  Impossible.  Il faut payer une mensualité et un frais d’abonnement (à vie) qui est vraiment mais vraiment ridiculement trop cher.  Bref. Une super femme m’accueille un matin où je me suis levée beaucoup trop tôt, au 5e étage d’un immeuble proche de notre hébergement.  En marchant, j’ai vu l’affiche du centre de hot yoga, ça m’a vraiment fait plaisir.  Je lui explique que je suis à Tokyo pour encore une semaine. Et je j’aimerais bien pouvoir prendre soin de moi le temps d’un cours de hot yoga. Je dois venir le lendemain (même si y’a un cours dans la prochaine heure), je dois prévoir 1 heure d’avance afin qu’elle me rencontre, encore, et, je ne peux pas connaître l’horaire des cours de la semaine.  OK.  Je me dis que ce sera super le lendemain, que ça me sauvera d’Harry Potter haha.  Je me présente le lendemain, une heure à l’avance.  On se parle par nos iphones (traducteur en direct).  C’est long, c’est très long.  Et, je n’arrive pas à comprendre ce qui fait que ça ne se termine pas.  Il y a quelque chose qui cloche. Et, dans son visage bien élevé sous les mœurs japonaises, aucune expression qui puisse me laisser quelque impression que ce soit.  J’ai le goût de lui dire ‘’exprime-toi, dis-le, ta crotte sur le cœur’’!!!!  Mais non, la communication est étrange, c’est poli, trop, et je n’arrive vraiment pas à cerner le truc.  Le truc, c’est que faut que je m’engage dans un forfait AVANT de faire mon cours ‘’gratuit’’.  Et que dire ça, comme ça, clair comme ça, ça ne se fait pas au Japon.  Il faut respecter un protocole, dire les choses autrement.  Clash culturel, total!!  Haha. 

Le yoga a été bon, pas besoin de parler japonais pour ça, ni de respecter à la lettre les moeurs. Mais ouf. Cette journée a, de façon concomitante ou parallèle, ouvert la phase descendante, celle où on réalise que c’est la fin de notre périple au Japon. Avec, quand même, encore de la découverte. 


 

La fameuse traverse ‘’Shibuya crossing’’, les crêpes japonaises, l’essai et l’achat de yukatas, temple, street food dans Asakusa.  D’ailleurs ce quartier est mon coup de cœur.  Un patelin à échelle humaine, mais non moins intéressant.  Au contraire! Des artistes designers ont leur boutique dans ce quartier. 

Et, coup de cœur de Delphine, les fameux restos tapis-roulant de sushis. 

On a vraiment ri.  Il y avait trois enfants à table, trois! 





Je vous ai mis une vidéo où l’on voit (entend surtout) des Allemands dans leur enthousiasme d’être dans le milieu de la rue du Shibuya crossing….. Clash culturel assuré avec les soignés et respectueux Japonais. ,)  



 

Delphine nous a impressionné dans ses capacités à présenter à sa classe un résumé de son voyage au Japon.  Au total, une heure en visioconférence avec ses amis de classe, super attentifs.  Bravo tout le monde, on se compte tellement chanceux de vivre cela avec vous! 




On a aussi découvert un petit isakaya vraiment sympa, toujours dans Asakusa.  Un moment typique, avec des gens qui nous ont offert un contact intime et, à nos yeux, dans le vrai.  Et c’était très bon!

 













Pour finir avec une expérience japonaise encore non-vécue, le karaoké du samedi soir! Haha, que de rires encore. 




Dimanche, dernière journée complète à Tokyo.  Surprise, joie, amitié!!  Anh Tuan, ami de notre ruelle tant aimée , à Montréal, arrive à Tokyo avec son amie pour fêter (le jour même), ses 50 ans.  On a passé la journée avec eux, on a eu beaucoup de plaisir, Delphine les trouve pas mal plus cool que nous, ses parents. ;). Merci pour le partage de cette journée mémorable Anh Tuan et Marie-Chouchou!

 

 

Lundi, le mouvement, le jour férié, la poste

C’est le 3e férié depuis début octobre, au Japon.  On ne le savait pas.  Chat GPT (le félin flatulent) non-plus, oups.  Tout est fermé. Nous, on veut envoyer deux boîtes au Canada.  On a besoin de la poste. Et on doit partir pour l’aéroport.  Joie suprême, le félin se réveille et nous confirme (Mathieu a quand même vérifié avec un humain au téléphone) que la poste sera ouverte pour quelques heures à l’aéroport.  Mais il faut qu’on se dépêche pour se rendre à temps.  Go go les muscles, les sacs à dos, les passeports, et les chaussettes de rechange.  Je vous ai parlé du Protocole avec une lettre majuscule, au Japon????  My God.  On a des items à mettre dans 2 boîtes.  Une pour l’avion, une pour bateau.  Simple.  Non, non, pas simple.  Une fois rendus à la poste de l'aéroport avec comme preuve de courage notre sueur sous nos manteaux, il a fallu lister chaque item, son poids, sa valeur, sa description, pour qui, pour quoi, comment, la grosse analyse totale quoi.  Là, je capotais, je confesse.  Encore beaucoup d’étapes, strictes, droites…. Mais qui font que le Japon fonctionne….!  Rien de noir, rien de blanc!!! Merci Mathieu pour ta patience dans ces situations, tu es un être vraiment rempli de paradoxes, hihi.

 

L'hôtel capsule.  Encore trois enfants…. Enfin, deux (je ne sais pas pour l’enfant mâle, car il était dans le dortoir pour hommes).  Deux folles.  C’est tellement une expérience, les capsules!!!!  En fait, j’adore.  Simple.  Propre.  Confortable.  Et surnaturel. 


Bon, il faut savoir qu’à l’aéroport, les femmes qui utilisent le dortoir dans lequel on était sont des touristes.  Et là où il y a des touristes, le silence du Japon n’est pas respecté. Quand tu es autour de 80 dans la même pièce, et que tu parles à ton conjoint au téléphone, main libre, pendant 20 minutes, à minuit, tu déranges.   Mais non, la belle, très belle Russe ne trouvait pas qu’elle aurait dû sortir du dortoir.  À 2h AM, je commençais enfin à m’assoupir (Delphine était vraiment survoltée hier soir) qu’une femme cherchant son amie se mit à cogner aux capsules de mon environnement, dont la mienne.  Elle a dû cogner 30 fois, pour que je me lève, monte le rideau, et lui montre que je n’étais pas son amie.  Un petit 4h de sommeil et nous voilà dans l’avion. 


On se reposera au pays des couleurs.  Bien hâte de voir la grande et connue débrouillardise des populations vivant d’intenses inondations au centre du Vietnam.  Et vraiment vivante, dans les turbulences, à l’aube de nouvelles aventures des trois belettes.

 

 
 
 

9 commentaires


Mel
14 déc. 2025

Wow! J'adore vos récits on voyage vraiment avec vous! Beaucoup de surstimulation visuelle! J'adore les espaces verts! Les capsules/dortoir/la photo avec la lumière blanche et bravo delphine pour sa pratique intensive au judo!

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Lulu
19 déc. 2025
En réponse à

on adore vous suivre aussi!!! Quelle aventure que la vôtre. Et puis, comment on se sent d'avoir accompli votre objectif??? xxx

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Invité
06 déc. 2025

Coucou delphine je voulais te dire merci pour la lettre que tu m’as envoyé par exemple pourquoi tu dis que c’était des bonbons? Bye bye merci et joyeux nöel!!!! STELLA

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Lyne
06 déc. 2025

Super intéressant, merci pr toutes les explications, les photos et les videos. Je vois qu'il y a des bouts pas faciles. Bonne suite de voyage 😘

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Marie-Anne
02 déc. 2025

Eurk ... 4h c'est finalement pas une nuit reposante que tu auras eu! Donc les capsules, ce sera merci mais non merci!!! Hahaha! Que de belles découvertes au Japon! J'espère que vous appréciez le Vietnam!

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Geneviève F
02 déc. 2025

Merci pour toutes ces aventures!

Dieu que Lucie a le don de raconter en ajoutant des anecdotes, des détails et ses impressions du moment!

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