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Trois circonvolutions au coeur

  • Photo du rédacteur: Lucie Carignan
    Lucie Carignan
  • il y a 2 jours
  • 12 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 14 heures

Des circonvolutions, anatomiquement, c'est dans le cerveau. Pas dans le coeur. Les circonvolutions cérébrales, ou gyrus, sont les replis à la surface du cortex cérébral, comme des montagnes. Entre les montagnes, des vallées (sulcus).



C'est la magie de l'embryologie qui crée ces merveilles, permettant beaucoup plus d'espace pour plus de neurones, plus de transmission. Une circonvolution est le résultat d'un enroulement autour d'un point central dans le développement des cellules, chez l'embryon.



C'est dans cette compréhension embryologique que l'image farfelue de circonvolutions au coeur m'est apparue alors que j'essayais de saisir ce qui m'était arrivée, au fond de mon coeur: une grande et puissante vague, proposant encore plus d'espace dans mon coeur, pour accueillir ce qui s'offrait à moi, pas une fois, pas deux, mais trois fois.



J'aurais pu appeler mon article Mes coups de coeur ou coups au coeur, mais je trouve que le terme ''coups'' ne décrit pas ce que j'ai vécu, qui était en fait beaucoup plus fluïde. Mes circonvolutions du coeur se sont passées tout en douceur, même si ce fut extrêmement ébranlant et confrontant. Bonne lecture!


Les habitants du Mékong

C'est en traversant du nord de la Thaïlande au Laos que l'aventure a commencé. Le 19 janvier dernier. Après un long transport en camionnette, que l'estomac de Delphine qualifierait de montagne russe, nous sommes arrivés à la petite ville de Houei Sai. Accueillis par le plus beau des couchers de soleil sur le Mékong, on a pu se reposer (malgré les nombreux moustiques dans la chambre) et ensuite partir à l'aventure pour deux jours, sur le Mékong. Deux jours à descendre les eaux de ce mystique fleuve.


N'oubliez-pas d'aller écouter la superbe entrevue sur le Mékong, faite par nulle autre que Delphine


Le mot qui vient, quand je me retransporte au Laos, spécialement sur le Mékong, c'est la douceur. Douceur du vent, douceur des voix et de la langue, douceur des mouvements, tant les mouvements des humains que ceux du longboat qui nous portait. Doux, doux et redoux. Enveloppés dans cette douceur, on a pu commencer à ressentir les balbutiements d'une première vague émotive.


Notre guide, Sonmai, de l'ethnie Khmu (qui se prononce Kamu et qui veut dire peuple des montagnes intermédiaires) vient du nord du Laos. Par opposition aux Hmong, peuple des hautes montagnes et aux Lao, peuple des plaines. Il nous a parlé de son village natal, modeste, pour ne pas dire, pauvre. Son souhait, ramasser assez d'argent pour permettre au village qu'on s'apprêtait à visiter d'avoir un accès à une source d'électricité. Aussi, bâtir une école permettant que les villages de la région puissent envoyer leurs enfants pas trop loin, donc, en soi, pour qu'ils aillent à l'école. Préparés, nous pensions que nous étions, à l'arrivée au village...


Des enfants dévalant les collines de sable nous ont accueillis, des enfants souriants, sans souliers pour certains, les vêtements empreints de terre sablonneuse. Des mamans, jeunes pour plusieurs d'entre elles, avec plusieurs enfants. Aucune eau potable outre quelques bouteilles. Des maisons très petites, bâties de leurs mains. Et, le tout, fonctionnel. L'humain dans sa plus pure expression, celle de répondre à ses besoins primaires. Des enfants munis du sens de la débrouillardise, du calme et du bonheur facile. Une forme de résilience aussi, sans savoir sur quoi tient cette résilience. Un trait culturel bien répandu dans cette si belle région, ou une conséquence obligée de leur histoire et réalité économique? Cette question émerge toujours en moi. Je ne les aurai pas fréquentés assez longtemps pour avoir le luxe de connaître la réponse.


Je respire. Je vois des peaux malades, des signes parasitaires qui ne mentent pas, des yeux jaunes, des ventres congestionnés. Les hôpitaux sont bien éloignés, et, de ce qu'on nous a dit, sont très discutables. Le filet social n'est pas tissé serré, mettons. Les enfants, à l'école de la vie! Je me rappellerai toujours des regards profonds et vivants, ceux qui créent cette vibration dans la poitrine, ce bouleversement des cellules, cette sécrétion hormonale qui rend le coeur en mode guérison, en larmes, face à cette beauté jumelée à leur réalité de vie si touchante. Circonvolution au coeur.


Le temps de dévaler avec les enfants cette colline afin de retrouver notre bateau finit par venir. Devant moi, au loin, trois fillettes chantant et riant, laissant leurs pieds glisser comme sur des skis, pour se rendre au bateau.... l'une d'elle étant Delphine...



De retour au bateau, qui nous amenait au village de Pakbeng pour notre 2e nuit du voyage, le silence régnait. Un silence chargé. Des humains tentant de traiter et comprendre ce qu'ils venaient d'emmagasiner. Certains, dans la tristesse, d'autre en tentant de dissoudre leur ressenti en pitonnant sur leur téléphone intelligent, d'autres avec un livre, d'autres en parlant avec leurs partenaires de voyage. Une chose est sûre, ça a brassé. Partout, dans tous les coeurs. J'ai choisi d'aller respirer à l'air libre à l'arrière du bateau, mon plus proche voisin étant l'énorme et bruyant moteur, qui me faisait vibrer, lui-aussi. Des larmes, oui, venaient. Et quelle surprise de ressentir que ces larmes étaient propulsées, assurément, par ce que je venais de vivre, mais surtout, surtout, de cette image de moi, Lucie, 50 ans, avec mes blessures et ma façon de gérer ma vie. Rien de mieux que de voir autre chose pour ensuite voir son confort et ses habitudes en pleine face, de façon détachée et lucide. BANG. Ça sent le gaz d'échappement de bateau, ça sent la sortie de ce qui n'est plus nécessaire. Ça vibre, ça circonvolutionne.

Merci.


Mais on n'est pas seuls dans la vie, vient ensuite l'accompagnement de la sortie de la charge émotive des autres. Une fois à Pakbeng, petit village très coquet et capable d'accueillir les touristes, Delphine a pu trouver assez de stabilité pour libérer le trop plein, à son tour. Émotivement tous bien fatigués, les trois, on a accueilli tant bien que mal la détresse et les états de chacun, avec une nuit très courte et fragmentée.



Une autre fantastique et douce journée nous attendait aux lendemains de cette nuit incertaine. On est vite ramenés à la réalité des Laotiens du Mékong, avec ses courageux orpailleurs, filtrant le lit du fleuve avec des tamis, en quête de découverte de pépites d'or. Ils nous saluent au passage, nous rappelant toute la valeur du travail. Aussi, la visite d'un autre village, un peu plus structuré que celui de la veille, et la découverte des Grottes de Pak Ou et leurs innombrables statuettes du Bouddha. Existant depuis plus de 300 ans, ce lieu mythique est touchant et, une fois de plus, tendre et doux.



En se rapprochant de Luang Prabang, notre destination finale, on voit la nature éprouvée par tant de pelles mécaniques, des ponts pour trains rapides, de barrages hydroélectriques. Tout cela est assez nouveau pour les habitants du Mékong. La Chine est entrée dans leur pays, le train passe plusieurs fois par heure, emportant avec lui les ressources du Laos. Le peuple, déchiré entre la conservation de leur patrimoine naturel et culturel, et l'arrivée d'une nouvelle économie, bien que douteuse. Tout dans le regard des interlocuteurs, qui sont de peu de mots, le régime communiste y jouant certainement un rôle.


Les barrages sur le Mékong perturbent gravement le cycle naturel, notamment l'inversion saisonnière de certaines rivières, cruciale pour la reproduction des poissons. La rétention d'eau des barrages réduit le débit, piège les sédiments, et bloque la migration des espèces, entraînant une chute drastique de la pêche, des poissons morts et une menace pour la biodiversité. Plus bas sur le Mékong, au Cambodge, pour la première fois, cette année, à la mousson, il n'y a pas eu l'inversion du Tonlé Sap. Ils ont trouvé, en échange, des milliers de poissons morts. Je respire. Au loin, un grand pont, et un train qui passe à toute vitesse, direction Chine.



Je ne peux terminer de parler du Mékong sur cette note, je me permets de renommer ici toute la douceur qu'il a exprimé tout au long de ces deux journées passées à glisser sur ses eaux. Merci à la famille qui nous a accueillis sur leur bateau, une famille de coeur, aidant, eux aussi, les habitants du Mékong. Sur le bateau, une des employées, jeune adolescente, offrait ses services à la famille, en échange du soutien financier et du transport pour aller chercher des soins en Thaïlande, pour une condition grave de peau qui ne guérit pas et qui cache probablement une atteinte beaucoup plus systémique. Douce, cette famille. Arrivés à Luang Prabang, on s'est vite rendu compte que le ressenti du Mékong était sensiblement le même, même dans la ville. Le Laos, louange de douceur.


Le Laos a ensuite fait place au Cambodge, à Siem Reap avec ses temples dont Ankor Wat (article à venir) , puis, à Phnom Penh, pour une autre aventure au coeur.


Deux jours chez Pour un Sourire d'Enfant, Phnom Penh, Cambodge

Quelle coïncidence, celle de constater que l'organisme Ostéopathes et enfants du monde (https://www.osteoenfantsdumonde.fr/) était en mission au moment de mon passage à Phnom Pehn. La visite de l'ONG Pour un Sourire d'Enfant (https://www.pse.ong/) était déjà prévue à notre horaire à moi et Mathieu, quelle joie de découvrir que des collègues ostéopathes français oeuvraient auprès de ces enfants.


D'abord, qui est l'ONG Pour un Sourire d'Enfant? Sans aller dans toute l'historique (qui est vraiment chouette), c'est un couple de Français, à la fin des années 90, qui ont voulu sortir des milliers d'enfants de la décharge (dépotoir) de Phnom Pehn, où ces derniers y travaillaient et y vivaient avec leurs familles. Plus de 14 000 enfants à ce jour ont été pris en charge et soutenus par l'organisme, qui soutient non-seulement l'enfant mais aussi sa famille. Tout cela, avec comme grande valeur celle de l'autonomie. Bref, une association qui nous a beaucoup touchée, Mathieu et moi. Le centre principal de l'ONG, situé dans le quartier de l'ancien dépotoir, nous a impressionné par ses installations. Des salles de classe d'école, des terrains pour le sport, une grande cafétéria extérieure, des installations pour les enseignements professionnels et les métiers, de l'eau potable sur tout le campus, bref, un ''oasis'' dans le désert de ces quartiers extrêmement pauvres de la ville. Que de sourires nous avons croisés, de tous les âges, avant la majorité.


Il y a 14 ans, Mathieu et moi avons eu la chance de visiter, de l'intérieur, l'ONG Bala Vikasa en Inde, ONG plus connue, au Canada, sous le nom de SOPAR (https://sopar.ca/fr/). Une expérience marquante et inoubliable. Cette importante ONG de par sa mission et ses grandes actions a toujours eu notre respect. À plusieurs égards, l'ONG que nous visitions ce jour-là nous a ramenés en Inde. Encore merci et bravo à cette équipe, notamment les membres de la famille Gingras, fondateurs de cette ONG.


Bon, confession à faire, ça a été plus fort que moi, je n'ai pas pu me satisfaire de visiter l'ONG pour ensuite faire un don. En deux temps trois mouvements, il était possible pour moi de me joindre aux collègues. Merci à Bernard et Sophea de chez PSE, ainsi qu'à toute la gang de beaux ostéopathes, Adèle (merci Adèle pour ton accueil), Jean Baptiste, Sarah, Mathieu et Corinne. Leur objectif, voir tous les enfants chez PSE, sur quelques années. Tout un défi, ils sont 7000 enfants chez PSE!


C'est avec les mains sur le coeur d'un enfant de 10 ans que ma deuxième ''circonvolution'' eut lieu. Coeur à coeur. Honorer toute la protection emmagasinée dans la mémoire du corps de cet enfant m'a profondément émue. Si petit, et tant de vécu. Le vécu, dans le corps, n'a pas de ligne de temps. Il peut même venir de ce que les ancêtres ont laissé comme marque dans certains tissus de survie. Bref, cet enfant, il portait du gros stock. Sans entrer dans trop de détails (car je suis bien consicente que ma passion pour l'intelligence du corps peut devenir ennuyante), j'avais dans les mains le témoignage d'un survivant. Pas de mots, pas de gestes, pas d'explication, pas de langue commune. Juste les tissus qui entrent en communication. Un tango cambodgio-québécois. Dans une salle remplie de lumière. Et, au bout de ce tango, aux dernières mesures d'une portée bien chargée, un relâchement du soufle, et des larmes venues de je ne sais où, douces, les larmes. Une fois assis, puis debout, un câlin bien senti, et un arkoun (merci en khmer) tout en légèreté, donnant le goût de le suivre et aller jouer au foot avec lui. Plus tard dans la journée, alors que je terminais un autre beau moment avec un autre enfant, il est revenu, avec une petite fleur blanche dans la main. Avec ses grands yeux noirs et ses petites mains portant son trésor, il s'est approché de moi, et m'a offert la petite fleur. Et un autre câlin bien senti. Coeur à coeur. Circonvolution du coeur.



Longue vie à PSE et à Ostéopathes et enfants du monde, ce n'est qu'un au revoir.


Jamais deux sans trois...

Qui va à Phnom Penh ne peut pas ne pas aller se recueillir dans certains des lieux où le génocide atroce a eu lieu (1975-1979). Plus de deux millions de Cambodgiens furent assassinés, en seulement quatre ans. Grâce à notre amie Maryse, avec qui Delphine a pu s'amuser et vivre sa ''best life'', Mathieu et moi avons pu prendre la journée du 5 février pour aller vivre cette dure visite.


Je vous propose un retour historique. Nous sommes en 1975. Les Khmers rouges, après une victoire militaire, prennent les rennes du pays.   Ils étaient un mouvement à la fois politique et militaire ultranationaliste, mouvement prônant un communisme radical, fondé notamment sur une idéologie agraire. Ils imposent une unification du peuple, le retour au peuple ancien. La première décision politique du nouvel ordre fut d’ébranler la société : déraciner les habitants des villes ; dissoudre des familles, mettre fin aux activités antérieures – professionnelles en particulier ; briser les traditions politiques, intellectuelles, culturelles, affaiblir physiquement et psychologiquement les individus.  Ce que les Khmers rouges appelaient "le peuple nouveau" – par opposition au "peuple ancien" constitué par les paysans – désignait le clergé bouddhiste, les enseignants, les médecins, les infirmières, ingénieurs, artistes et toute personne lettrée en général, incarnant le capitalisme et considérée comme irrécupérable.  Le simple fait de porter des lunettes signifiait pour eux que cet humain était éloigné du peuple ancien, et de ce fait, devait être éliminé.   

 Le retour à la terre est imposé, et tout humain allant dans le sens inverse à cette imposition est assassiné.  La ville de Phnom-Penh est vidée en quelques jours, les familles sont séparées, volontairement, des camps de rééducation sont organisés dans la nature, camps qui sont en fait pour la plupart des terrains de tuerie.  Toutes ces actions sont accomplies par les soldats sous le régime des Khmers rouges, soldats pour la plupart très jeunes et n’ayant aucune éducation.  Ils sont entraînés à croire que ces assassinats sont nécessaires et dignes de la mission qui permet au peuple cambodgien de se nettoyer. Ils sont aussi des victimes du régime.


Âmes fragiles, paragraphe difficile.

Dans ce qu'il restait de fraîcheur du petit matin, nous nous sommes d'abord rendus tôt aux Killing Fields, ces champs de la mort de Choeung Ek. Accompagnés de l'audioguide permettant une forme de recueillement, nous avons marché, d'une station à l'autre, un peu comme un chemin de croix. Dans nos oreilles, des témoignages de survivants, de soldats sous le régime, d'anciens enfants sauvés de la mort mais ayant vu des atrocités. On nous raconte, doucement, ce qui s'est passé, là, précisément, où nous marchons. Des bouts de vêtements sortent de terre, encore, à plusieurs endroits. Ici, on a cruellement assassiné des milliers et des milliers de gens. On est devant des fosses où des centaines et centaines de femmes et d'enfants étaient empilés les uns sur les autres, parfois encore vivants. On nous présente l'arbre où les bébés se faisaient éclater la cervelle, et un peu plus loin, l'arbre où des hauts-parleurs étaient érigés pour entendre musique et chants, ainsi que des sons de guerre. Tout cela, dans le but que les gémissements des humains à mourir ne se fassent pas entendre aux alentours. Les odeurs, dissimulées avec l'utilisation de beaucoup, beaucoup de DEET liquide.



Au bout de cet espace, une étendue d'eau, où l'on peut aller se recueillir et écouter des témoignages d'espoir, de guérison, et de pardon.

Circonvolution du coeur #3. Je respire, encore, et encore. La marche autour de ce petit lac, où reposent encore, dans son fond, des corps, m'a vraiment permis de vivre ce que j'appelle affectueusement maintenant une autre circonvolution du coeur. Je remarque que ce phénomène relance la vie partout dans mon corps, crée un genre de ''reset''. Le coeur au service du corps, le coeur qui resynchronise tout. Je marche, je respire. Je pense à tous ces gens, à partir du coeur.



Plus tard, une fois nos énergies suffisamment renouvelées pour se mouvoir, bien au chaud (il fait 35 à l'ombre), nous nous sommes rendus au  Musée du génocide de Tuol Sleng (S-21). Cet endroit où tant de gens furent emprisonnés et torturés, en quête d'informations. Puis, tués. Encore une fois, un audioguide nous accompagnait, rendant plus digeste la visite.


Comme témoins, des clichés des prisonniers, des condamnés à mort, et des soldats-enfants. Une image vaut mille mots: peur, colère, découragement, soumission, et aussi courage.



Dans le tuk tuk, au retour, un aimable conducteur, de mon âge. Il était aux couches, tout comme moi, quand tout cela est arrivé. Aujourd'hui, il sourit. Il a peut-être perdu sa famille, et/ou été séparé d'eux. Il est papa, de trois grands enfants, et possiblement grand-papa, une fois. Les photos de ses trésors étant bien collées contre le cadre du tuk tuk en témoignent. Je me demande bien ce que ses tissus auraient envie de dire, de lâcher, de jeter.


C'est ce qui termine le récit des circonvolutions de mon coeur. Le Laos et le Cambodge auront assurément servi à me rebrancher sur mon coeur. À le laisser vibrer, dans toute sa force. Et je tente d'accepter et surtout d'intégrer, bien que colère soit au rendez-vous, parfois, que ce n'est pas que la joie, la beauté, la douceur, qui rend l'expérience riche et transformatrice. Certes oui, et tant mieux! Les petites et grandes souffrances, les atrocités, les souvenirs lourds, néanmoins, peuvent aussi faire vibrer et relancer la vie. Leur point en commun: leur authenticité. Si c'est vrai, ça a tout son sens. Et ça résonne, partout, dans toutes nos cellules. En espérant que vous avez pu vibrer un peu avec moi. Envoyons-en du vrai, du véritable, c'est si bon!



 
 
 

4 commentaires


Carole
il y a 10 heures

Je n’ai qu’un mot

WOW 🙀 🤩

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Geneviève F
il y a 10 heures

Ouf, Lucie, quel beau texte! Quelle sensibilité!

Tu nous en fait vivre des circonvolutions du coeur!


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Invité
il y a 12 heures

Vivement le récit de ces circonvolutions du coeur de notre belle Lulu! Merci Lucie pour ces histoires sensibles et magnifiquement écrites.

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Annie
il y a 14 heures

Quel récit émouvant!

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